Homo-ghetto Gays et lesbiennes dans les cités : les clandestins de la République de Franck CHAUMONT

Ils s’appellent Nadir, Sébastien, Dialo, Nadia… Ils sont blacks, blancs ou beurs. Certains rasent les murs, le regard fuyant. D’autres se la jouent viril et vont même jusqu’à casser du pédé à l’occasion. Mais tous ont en commun le mensonge et la schizophrénie liés à leur double vie et à la peur d’être démasqués. Ce sont les homos des cités. Pour obtenir leurs témoignages, il a fallu deux années d’enquête à Franck Chaumont. Deux ans de rendez-vous manqués, de téléphone raccroché au nez, d’attentes vaines dans des bars ou des gares… Car, en parlant, ils risquaient tout. Leur honneur, bien sûr. Mais aussi leur vie. Si certains ont osé, c’est dans l’espoir que nous sachions… Que les politiques, les citoyens, les notabilités homosexuelles dans les centres-villes sachent qu’à deux ou trois stations de RER, la République française a abandonné certains de ses enfants : être un garçon ou une fille homo dans les cités de France est un crime passible des pires châtiments. Les gays et lesbiennes des cités ghettos de France sont aujourd’hui les clandestins de notre République ! Au-delà du cri de détresse d’une population souvent exclue, victime du chômage et des discriminations, ce livre dresse un portrait…

La légende des amandiers en fleurs de Patrick LOWIE

aux éditions Labor dans la collection « Thé Glacé ». Né à Bruxelles, Patrick Lowie publie en 1995, sous forme de recueil, des nouvelles dont le titre percutant est : « Je suis héros positif » ! ! Il est également auteur de courts métrages et d’adaptations théâtrales. « La légende des amandiers en fleur » fait suite « Au Rythme des déluges ». Patrick Lowie nous livre un roman avec une écriture rapide. Le livre : Pedro se décide enfin. Il quitte Lisbonne. Mais au lieu de partir en Inde, vers les racines de son père, il traverse le miroir des civilisations, à la découverte du Maroc. Il trouve son voyage agaçant et sans intérêt. Arrivé à Marrakech il n’espère qu’une seule chose : retourner dans sa ville blanche. Mais il va recevoir un signe éblouissant : l’arrivée sur le trône de Mohammed VI. Cet événement temporel dans l’histoire d’un pays deviendra un événement spirituel pour Pedro. Il quitte Marrakech pour se plonger dans le désert du Sahara et pour y vivre sa « légende des amandiers en fleur ». La suite ? et puis non, à vous de continuer :o) A consulter, le site de l’auteur : patricklowie.com « LA légende des amandiers en fleurs » de Patrick LOWIE aux…

SWEET HOMME de Didier JEAN & ZAD
Littérature Gay et Lesbienne / 18 novembre 2009

SWEET HOMME de Didier JEAN & ZAD aux éditions Syros (135p). L’histoire ? Suzan et Axel sont deux ados. Ils se découvrent des affinités et tombent amoureux …enfin, le croient-ils car … Axel éprouve bientôt d’étranges sentiments pour un garçon mais se refuse à se l’avouer ! Pour Suzan, c’est l’évidence même et, au-delà de son chagrin, elle fait tout pour aider son ami à ne pas se renier et à s’accepter tel qu’il est… Didier JEAN et ZAD vivent en Corrèze. Ils ont écrit et illustré ensemble bon nombre de textes pour la jeunesse… « SWEET HOMME » de Didier JEAN & ZAD : aux éditions Syros (135p).

MAMAN de Benoît Montenat

MAMAN de Benoît Montenat – Editions H&O – Benoît est né à Agen. Modiste de formation il travaille chez Courrèges. Après avoir vécu à Quebec, il revient à Paris pour se consacrer à l’écriture. Maman est son premier roman. Le livre : Si benoît nous dit que ce roman n’est pas un réglement de compte avec certaines mamans, nous aurions beaucoup de difficultés à le croire. Et pourtant … Comment pourrait-on en vouloir à ces mamans, elle n’ont jamais été un modèle de tendresse ? Benoît, lui, ne lui en veut pas, enfin, il tente de nous le faire croire. 93 pages et 10€ pour nous réconcilier avec certaines de nos chères mamans.

Le dossier NIHOUL – les enjeux du procès Dutroux

Herwig LEROUGE « Le dossier NIHOUL – les enjeux du procès Dutroux » aux éditions EPO Herwig LEROUGE est journaliste à l’hebdomadaire « Solidaire ». Il a enquêté sur l’Affaire NIHOUL et a tenter d’en savoir beaucoup plus pour expliquer les enjeux de cette affaire atroce, immonde, sordide, qu’est le Procès DUTROUX. Il nous livre ici le resultat de ses enquête pour nous aider à mieux comprendre les enjeux de ce procès et pourquoi certains ont tenté de « protéger » NIHOUL Petit rappel pour tous ceux et toutes celles qui utilisent trop facilement ce racourci ignoble : Homosexuel = pédophile : La bande à DUTROUX était tous de parfait Hétérosexuels et les victimes retrouvées des jeunes filles inocentes qui n’ont eu que le tort de se trouver sous les griffes de ces monstres.

Amours philosophiques (sous-titré « L’homosexualité au siècle des lumières ») de Didier Godard

Pour celui, passionné d’Histoire, qui recherche à situer la culture LGBT au sein même de la culture générale  il existe un certain nombre d’ouvrages pertinents en la matière. Que représentait et comment était vécue l’homosexualité à travers les siècles, en France et dans l’Europe d’avant la révolution ? Le siècle des lumières l’était-il aussi sur le plan de l’homosexualité ? Comment et par qui était-elle pratiquée ? Dans quelles conditions ? Voici un livre qui éclairera celui qui cherche à savoir. Comme l’ouvrage de Maurice Lever « Les Buchers de Sodome », ce livre-document apporte beaucoup d’infos s’appuyant sur les écrits de l’époque, rédigés par des « mouches » (à la solde de la police) mais aussi au travers d’échanges épistolaires entre monarques, aristocrates, ecclesiastiques ou artistes ecrivains… On se passionne à parcourir ce livre qui nous emporte dans un voyage où être pédé (sodomite, bougre, patient ou agent, selon le vocable de l’époque) n’était pas si mal vécu que cela. On y apprend que l’homosexualité était bien intégrée à la société, qu’elle ne faisait horreur à personne (pas même à l’hétéro sollicité pour qui ces jeux n’étaient pas de son goût et repossait, gentillement et d’une manière amusée, les avances d’un sodomite placide)….

L’homosexualité initiatique dans l’Europe Ancienne de Bernard Sergent

L’homosexualité initiatique dans l’Europe Ancienne – Bernard Sergent – L’ouvrage recense les témoignages anciens qui montrent que dans l’Europe antique, non seulement l’homosexualité était une pratique très répandue, tout au moins dans les milieux masculins, chez plusieurs peuples (Grecs bien sûr, mais aussi Celtes, Latins, Germains, Thraces, Macédoniens, et, jusqu’à une époque récente, Albanais), mais que cette généralité s’inscrit, trouve son origine, a sa base idéologique, dans une problématique pédagogique. C’est ce que révèlent, abondamment, la mythologie, la philosophie, la poésie, la sociologie grecques, et que confirment des données, malheureusement mais logiquement beaucoup plus lacunaires car concernant des peuples sans écriture, sur les Celtes, les Germains, les Macédoniens, les Albanais. Le lien entre pédérastie (et, exceptionnellement, lesbianisme) et éducation est de nature initiatique : avant les épreuves qui font passer un adolescent ou un jeune au statut d’adulte, sa sujétion au maître et sa différence se marquent dans sa féminisation, c’est-à-dire sa réduction à un rôle sexuel passif. L’homologie des formes sociales ainsi repérées chez un groupe de peuples de langues apparentées, et l’originalité de ces formes par rapport aux autres lieux où s’atteste une homosexualité initiatique, amènent l’hypothèse qu’il s’agit ici d’une antique pratique commune aux cultures indo-européennes primitives….

L’étoile rose de Dominique FERNANDEZ

 L’étoile rose de Dominique FERNANDEZ – Le livre de poche – …] « Reconnais que les plus belles découvertes des peintres, les progrès dans la recherche luministe, l’élargissement toujours plus subtil, toujours plus sensuel, de la palette des couleurs, n’ont profité qu’à la femme et au culte de la femme. Rubens, Fragonard, Goya, Courbet (peintre des lesbiennes, Brigitte, Où est notre peintre à nous ?), Renoir, Matisse, Picasso. Avec Picasso, nous avons perdu les dernières chance de voir la jubilation charnelle admise au rang des possibilités masculines. Il pouvait tout se permettre Picasso, il a rompu sur presque tous les points avec la tradition, mais cette règle selon laquelle le signe distinctif de l’homme est interdit de peinture, il l’a rigoureusement observée. Pour un révolutionnaire, il a raté la seule révolution qui restait à faire. » Dix heure du soir. Aucune nouvelle de toi. J’ai continuer ainsi longtemps, plus pour m’étourdir que pour la convaincre, exhalant en paroles amères le sentiment qui me rongeait. On n’avait jamais vu dans aucun tableau un homme dans sa gloire. Un homme nu, à moins d’être Saint Laurent sur son gril ou le Christ sur sa croix, était déjà suspect. Un homme nu et couché, impossible….

La gloire du Paria de Dominique Fernandez

Dominique FERNANDEZ « La gloire du Paria » – Le livre de poche. Ce roman qui ne comporte que 145 pages est une véritable incitation à la réflexion. Chaque ligne ou presque force votre esprit et provoque des remous dans vos idées bien rangées en rangs d’oignons. Aussi, je ne résiste pas à vous donner deux extraits pris au hasard tant il est difficile de choisir:  « Au contraire de tant d’autres de leurs semblables, et en particulier de Bernard vers qui l’a attiré ce trait si opposé à sa propre nature, il ne sent pas le besoin d’entretenir en lui excitation ni fièvre. Même les plus jeunes, même ceux de son age se complaisent trop souvent dans une exaltation factice qui, n’étant plus justifiée par aucune marque d’intolérance envers eux, constitue leur péché mignon, quelque fois leur travers. Comme ils sont agités, la plupart, comme ils se donnent des poses, des tics de langage dont ils usent pour signes de ralliement ! Même sans tenir compte des petites folles caricaturales – celles qui, par exemple, passent des heures à comparer les mérites de deux chanteuses d’opéra, en connaissant par cœur les théâtres où elles se sont produites et la date de tel…

Le grand vizir de la nuit de Catherine HERMARY-VIEILLE

Le grand vizir de la nuit de Catherine HERMARY-VIEILLE de chez Gallimard. – Pourquoi m’aimes-tu Ahmed ? Nos chemins ont étés si différents depuis notre jeunesse. Nous avons trente-cinq ans et jamais je n’ai vu quelqu’un d’autre que moi à tes côtés, ni femme, ni homme, pourquoi ? J’attendais cette question depuis longtemps à quoi bon se taire, voilà des années que j’en savais la réponse. « Seigneur, chaque homme possède en lui dès la naissance un capital d’aspirations et de rêves, toute sa vie il cherchera à le répandre, à le donner pour se recevoir lui-même en échange, se rebâtir peu à peu jusqu’à ce que l’édifice tienne et que l’heure de mourir soit venue. Tu t’es cherché dans tes concubines, dans Harun et maintenant dans Abassa, ton image se complète morceau par morceau, chacun étant une petite partie de toi-même. Moi j’ai tout trouvé à un seul moment, celui où j’ai su que je t’aimais ; j’étais recréé, complet, prêt à mourir. Dieu m’a donné cette faveur, ne pas être errant, ne pas implorer, ne pas regretter. Je ne suis rien et je suis tout, une sphère parfaitement ronde, un monde clos, une orange d’Or dont tu es la moitié….