Le CORAN homophobe ?

24 octobre 2009 Non Par RĂ©daction

Qu’en Ă©tait-il par le passĂ© ?

Toutes les religions sont basĂ©e sur le patriarca et prĂ©servent la famille et son hĂ©ritage (UN enfant sur TRENTE ne serait pas celui du père dĂ©clarĂ© ! Source : France Info). Elever un enfant qui n’est pas Ă  soi est insupportable pour bon nombre d’hommes… Les religions patriarcales combattent l’adultères pour ces raisons. Elles combattent Ă©galement toutes les pratiques sexuelles qui ne produisent pas des enfants (masturbation, homosexualitĂ©, sodomie mĂŞme avec une femme, …).

N’oublions pas, par le passĂ©, les mots d’ordre de chacune des trois grandes religions : il faut peupler la terre et si possible au moyen de fidèles Ă  sa propre religion afin d’anĂ©antir toutes les autres…. Seule sa propre religion est la bonne, toutes les autres sont composĂ©es d’infidèles, d’hommes et de femmes Ă  convertir ou Ă  dĂ©truire…  De mĂŞme que l’insĂ©curitĂ© (la vraie) règne de par le monde (invasions barbares, etc .. Guerres en tout genre … ) et autres pĂ©rils (Famines … PandĂ©mies …) menaçaient constamment l’HumanitĂ©. Les religions ont contribuer Ă  son Ă©volution Ă  des Ă©poques oĂą il Ă©tait compliquer de canaliser l’Homme et le maintenir sur le droit chemin. Il fallait lui faire terriblement peur (il Ă©tait habituĂ© Ă  toutes les horreurs, seul un Dieu le pouvait !).

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Si on reprend les premiers livres de l’humanitĂ© (dont le LĂ©vitique) sur lesquels se basent les trois grandes religions, les chrĂ©tiens ouvrent leurs esprits. Les catholiques (Eglise Romaine, Eglise Orthodoxe, …) tentent de le faire malgrĂ© un pape conservateur… Pour les juifs et les musulmans, ça semble plus difficile…  Avec le temps et les Ă©volutions de l’humanitĂ© tant sur le plan de la legislation (Mise en place de codes (pĂ©nal, du travail, de la route, …)) et de punitions (prison, …) ou de la santĂ© (par le passĂ© un enfant sur dix en moyenne arrivait Ă  l’age adulte) et de la nutrition (les mĂ©thodes de conservation des aliments) ont fait en sorte que l’HumanitĂ© est moins menacĂ©e, les Religions peuvent donc s’affranchir de leur rĂ´les de « pères fouettards » pour se consacrer Ă  un rĂ´le plus grattifiant : Ă©lever les esprit vers un monde meilleur fait d’amour et de beautĂ©… Malheureusement nous assistons un un revirement Ă  180° et on assiste Ă  la montĂ©e des radicaux-extrĂŞmistes (toutes religions confondues). Certains extrĂŞmistes interdisent mĂŞme jusqu’au dĂ©bat .. Ces derniers prĂŞchent cette parole radicales et sans appel qui fait tant de morts de part le monde au nom d’un Dieu belliqueux…  Mais Dieu prĂ´ne-t-il la haine et la mort de « l’autre » ? Pas si sĂ»r … Les musulmans seraient-ils tous bornĂ©s et fermĂ©s Ă  toute discussion ? A tout dĂ©bat ? Encore moins sĂ»r !!

Question :

Doit-on encore appliquer de nos jours, un code vieux de plusieurs millĂ©naires, fait pour protĂ©ger une humanitĂ© menacĂ©e de tous les maux ? Certains tentent d’y rĂ©pondre ou, du moins, de provoquer un dĂ©bat très intĂ©ressant.

 

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Que dit le Coran de l’homosexualitĂ©?

Yves Lafontaine
Fugues, 2002/07/09

L’Islam n’utilise pas le mot homosexuel, mais parle de peuple impie, de Loth et de la dégénérescence. L’homosexualité est plutôt présentée par défaut. Dans le Coran, elle est considérée comme un mal dont il faut se prémunir.

Cela tient en quelques lignes terribles. Ce texte a manifestement pour objet la conservation de l’ordre. Il s’agit de préserver la forme familiale traditionnelle, de reconduire l’ordre ancien et de condamner toutes les transgressions, y compris les formes de conjugalité non conventionnelles. Précisemment, le Coran ignore le lesbianisme, mais stigmatise l’amour entre hommes dans au moins 11 de ses 114 chapitres (sourates).

Cette condamnation, qui laisse cependant place au repentir et au pardon, est ainsi formulée dans la quatrième sourate :

 « Si deux d’entre vous font une infamie, sévissez. S’ils reviennent et s’amendent, laissez-les. »

Les autres sourates commentent les paroles attribuées à Loth, habitant de Sodome et neveu d’Ibrahim (l’Abraham de la Genèse, élevé au rang de prophète dans le Coran). La fin tragique de Sodome, qui disparut sous un déluge de feu et de soufre (en réalité, une éruption volcanique survenue environ 1900 ans avant J.-C.) a été interprétée comme la punition divine, dont le Coran menace les incroyants.

Selon le Coran, le peuple de Sodome aurait inventé l’homosexualité : « Abominations que personne n’a faites avant vous » (sourate 7).

Évidemment, on aurait tort de réduire l’Orient à l’Islam, et l’Islam au Coran. Dans Carnets d’Égypte et Journal du Maroc, André Gide décrit la civilisation arabe comme tolérante vis-à-vis une certaine forme d’homosexualité. Cela dit, l’homosexualité pratiquée en Occident — où les conjoints de même sexe sont de plus en plus reconnus — choque une forte majorité de musulmans.

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L’homosexualitĂ© est aujourd’hui acceptĂ©e dans la plupart des pays occidentaux. Toutefois, il y a peu de temps, cet acte Ă©tait considĂ©rĂ© comme abominable par la vaste majoritĂ© des gens. Depuis l’avènement de l’humanisme sĂ©culier (Political Correctness), les choses ont rapidement changĂ©es. Les gais sont maintenant cĂ©lĂ©brĂ©s Ă  chaque annĂ©e dans des dĂ©filĂ©s de fiertĂ© gaie (gay pride). Plusieurs personnes prĂ´nent maintenant l’acceptation des gais dans la religion.

Est-il permis pour un croyant musulman d’ĂŞtre homosexuel ?

Voici ce que le Coran nous dit Ă  propos de l’homosexualitĂ© :

Le Coran [26:165-166]
Accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et dĂ©laissez-vous les Ă©pouses que votre Seigneur a crĂ©Ă©es pour vous ? Mais vous n’ĂŞtes que des gens transgresseurs». Ils dirent : «Si tu ne cesses pas, Lot, tu seras certainement du nombre des expulsĂ©s». Il dit : «Je dĂ©teste vraiment ce que vous faites.  
 
Le Coran [27:54-55]
[Et rappelle-leur] Lot, quand il dit Ă  son peuple : «Vous livrez-vous Ă  la turpitude [I’homosexualitĂ©] alors que vous voyez clair». Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos dĂ©sirs ? Vous ĂŞtes plutĂ´t un peuple ignorant.  
 
Le Coran [7:80-81]
Et Lot, quand il dit Ă  son peuple : «Vous livrez vous Ă  cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos dĂ©sirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous ĂŞtes bien un peuple outrancier.»  
 
Le Coran [29:28-30]
Et Lot, quand il dit Ă  son peuple : «Vraiment, vous commettez la turpitude oĂą nul dans l’univers ne vous a prĂ©cĂ©dĂ©s. Aurez-vous commerce charnel avec des mâles ? Pratiquerez-vous le brigandage ? Commettrez-vous le blâmable dans votre assemblĂ©e ? » Mais son peuple ne fit d’autre rĂ©ponse que : «Fait que le châtiment de Dieu nous vienne, si tu es du nombre des vĂ©ridiques». Il dit : «Seigneur, donne-moi victoire sur ce peuple de corrupteurs ! »  
 
Le Coran [21:74]
Et Lot ! Nous lui avons apportĂ© la capacitĂ© de juger et le savoir, et Nous l’avons sauvĂ© de la citĂ© oĂą se commettaient les vices; ces gens Ă©taient vraiment des gens du mal, des pervers.  
 
Le Coran [54:33-34]
Le peuple de Lot traita de mensonges les avertissements. Nous lâchâmes sur eux un ouragan, exceptĂ© la famille de Lot que Nous sauvâmes avant l’aube,  
 
Dieu est clair dans le Coran, Dieu crĂ©a Eve pour qu’elle soit la compagne d’Adam et non pour qu’Adam soit son propre compagnon ou qu’Eve soit sa propre compagne!!

 Dieu fait bien les choses et c’est pourquoi il crĂ©a Eve pour qu’elle soit la compagne d’Adam et qu’ensemble ils puissent fonder une famille. L’amour d’une mère ne peut se remplacer ni l’amour d’un père. Le couple montre Ă©galement Ă  l’enfant le lien de complicitĂ© et de complĂ©mentaritĂ© qui existe entre les hommes et les femmes. De plus, les psychologues modernes nous disent que la mère et le père reprĂ©sentent, respectivement, un modèle du sexe opposĂ© pour le jeune garçon et la jeune fille. Quel impact psychologique aura l’absence d’un modèle du sexe opposĂ© sur un enfant ?
L’homosexualitĂ© n’est pas permise en Islam (ni dans la religion Juive et ChrĂ©tienne). Dieu nous connaĂ®t bien et c’est pourquoi Il cite l’histoire de Sodome en exemple pour toute l’humanitĂ©. Une sociĂ©tĂ© guidĂ©e par ses pulsions se dirige vers l’auto-destruction.

Le Coran [6:32]
La prĂ©sente vie n’est que jeu et amusement. La demeure dans l’au-delĂ  sera meilleure pour ceux qui sont pieux. Eh bien, ne comprenez-vous pas ?

 Propos trouvĂ© sur un forum de FRANCE 5 – Le dĂ©bat reste ouvert …

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L’HOMOSEXUALITE ET L ISLAM
Texte publié par beurgay.free.fr  

D’abord, avant de parler d’homosexualitĂ©, il faut savoir que la vie d’un musulman, croyant et pratiquant, est rĂ©gie par une minutieuse lĂ©gislation « la Chariâ ».

Ce sont des lois basĂ©es sur l’interprĂ©tation Ă  la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacrĂ© et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les « dits » (Hadith) du Prophète et ses gestes.

On distingue, toutefois, les « Sunnites » qui sont les partisans de la « Sunna » Ă  l’opposĂ© des « Chiites » qui vĂ©nèrent plutĂ´t son gendre « Ali ». La question sexuelle n’Ă©chappe pas Ă  l’interprĂ©tation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques

(Oulama= savants=thĂ©oligiciens de l’Islam)

vis Ă  vis de l’homosexualitĂ©, il est nĂ©cessaire de clarifier le regard qu’ils portent sur la sexualitĂ© « normale » (hĂ©tĂ©rosexuelle). Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacrĂ© et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.

« La fornication » est un pĂ©chĂ© capital qui peut aller jusqu’Ă  la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la voluptĂ© charnelle que l’Islam. Le plaisir sexuel considĂ©rĂ© chez les chrĂ©tiens comme un pĂ©chĂ© originel, devient pour l’islam un don qu’il convient d’accepter, d’en jouir et de s’y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance…)

En mĂŞme temps cet acte est considĂ©rĂ© comme un acte religieux, car dans l’islam l’accouplement ne vise pas seulement la procrĂ©ation mais il manifeste aussi l’harmonie de l’ordre divin, dont la distinction entre masculin et le fĂ©minin et leur complĂ©mentaritĂ© constituent la base Ă©lĂ©mentaire. « De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir » (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)

Ainsi la chastetĂ© et le cĂ©libat sont diabolisĂ©s: « Le cĂ©libataire est le frère du diable » (Le Prophète Mohamed) Car cela Ă©quivaut Ă  s’abstenir de tĂ©moigner de sa chair de cette harmonie de la crĂ©ation.

A cet Ă©gard l’homosexualitĂ©, mais surtout plus prĂ©cisĂ©ment « l’effĂ©minat » de certains homosexuels, comme la virilitĂ© de la garçonne, sont considĂ©rĂ©s comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.

Le Coran aborde l’homosexualitĂ© entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loĂ»t, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modĂ©rĂ©ment que dans la version biblique.

Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair ». [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]

Puis son peuple n’eut que cette rĂ©ponse:

« Expulsez de votre citĂ© la famille de LoĂ»t! Car ce sont des gens qui affectent la puretĂ©. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions dĂ©terminĂ© qu’elle serait du nombre des exterminĂ©s. »[57] 

Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.

Le terme « Tajhaloun » signifie « ignorer » ce qui attĂ©nue, d’après certains auteurs, quelques part, « la flĂ©trissure morale dont sont victimes les homosexuels » et laisse entr’apercevoir que le châtiment qui leur est infligĂ© est dĂ» principalement au fait qu’il ont dĂ©menti « un messager de Dieu ».

L’exemple » du peuple de Loth est mentionnĂ© Ă ce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d’Al-Arâf (80-82) il figure entre les « exemples » du peuple du « Prophète Salah » et du peuple Madyan et leur « leur frère Chouayb », deux peuples qui ont transgressĂ© les recommandations de leurs Messagers.

Et Loût, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez vous Ă  cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’ a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos dĂ©sirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous ĂŞtes bien un peuple outrancier. » [81]

Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: « Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82] Musrif » en arabe signifie « impie et outrancier » alors que la règle en islam, en général, est la modération.

D’autre part, Le Coran promet aux croyants qu’au paradis ils seront servis par des Ă©phèbes (se dit du très beau jeune homme, Ă  l’origine l’adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d’entrer dans l’âge adulte « éphĂ©bie »).
Les poĂŞtes et les sultans ne cessaient d’invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu’ils entretenaient . Mais pour la plus part des « Oulamas » il n’y a pas Ă  chercher une interprĂ©tation plus profonde que celle mentionnĂ©e :

« L’homosexualitĂ© est la turpitude des turpitudes »,

la condamnation est donc claire et nette.

Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique:

« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le pĂ©chĂ© de Loth, mettez-les Ă  mort, le passif comme l’actif » (le Prophète Mohamed).
…Ce « hadith » ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.
NĂ©anmoins, une telle condamnation aussi lourde que la « fornication » entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas Ă  la lĂ©gère. Une telle accusation de « fornication » requière le tĂ©moignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l’honorabilitĂ© testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d’avoir vu l’action de pĂ©nĂ©tration du membre sexuel du « fornicateur ».
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.

D’autre part, pour certaines branches de l’islam, c’est l’Ă©mission du sperme qui dĂ©termine l’acte sexuel plus que la pĂ©nĂ©tration elle-mĂŞme car c’est le sperme qui contient les germes de vie et c’est lui qui assure la continuitĂ© de cette harmonie de CrĂ©ation.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacrĂ© du mariage, est sĂ©vèrement condamnĂ©e. Etant donnĂ© que l’acte homosexuel n’est pas susceptible d’engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodĂ©s en quelques sorte de l’homosexualitĂ©.
D’ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l’adultère chez certaines de ces sociĂ©tĂ©s.

Au lecteur de ces lignes, il apparaĂ®trait que ces textes traitent de l’acte sexuel dans tous ces dĂ©tails mais laissent des marges d’interprĂ©tation et d’accommodation plus ou moins larges.
L’homosexualitĂ© reprĂ©sente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou mĂŞme lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature mĂŞme si la  » normalitĂ©  » crĂ©Ă©e par l’Homme les rejette : s’ils sont lĂ  , c’est qu’Allah l’a permis. Et si Allah a permis qu’ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu’on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les ĂŞtres soient diffĂ©rents, certainement pour nous apprendre Ă  aimer plus que nous-mĂŞmes.
Musulman, croyant…  les mots ne doivent pas sĂ©parer les ĂŞtres humains.
Sans approfondir les arguments Freudiens, en se penchant sur les sociĂ©tĂ©s musulmanes on constate que les mâles vivent dans un système dont ils sont les piliers. L’homosexualitĂ© reste le seul exutoire pour ceux que leur trop-plein de virilitĂ© encombre. Il faut dire que la sĂ©grĂ©gation entre les sexes et l’interdiction de tout rapport avant le mariage, ne fait que renforcer cette tendance.
D’autant plus que , comme partout en MĂ©diterranĂ©e, seuls sont considĂ©rĂ©s pĂ©jorativement comme homosexuels les partenaires passifs alors que les actifs dĂ©veloppent une rĂ©putation de virilitĂ© dĂ©bordante qui leur apporte la considĂ©ration et l’estime des autres parfois.
Ce regard que porte la société sur la virilité provoque des réactions parfois ironiques:
Les partenaires actifs sont obligĂ©s d’adopter parfois des comportements dĂ©valorisant vis Ă  vis des passifs qui peuvent aller jusqu’Ă  l’humiliation devant les hĂ©tĂ©rosexuels. Les qualificatifs d’homosexuels et bisexuels sont ainsi complètement reniĂ©s pour Ă©viter tout soupçon de sentimentalisme mettant en cause leur virilitĂ©.
Ainsi les relations se rĂ©sume dans la plupart des cas Ă  des simples rapports d’assouvissement des besoins sexuels. Le tout en cachette, car l’homosexualitĂ© est lĂ©galement interdite par la loi, mais toutefois tolĂ©rĂ©e si elle reste discrète. Les sentiments sont ainsi discrĂ©ditĂ©s et rĂ©voquĂ©s , et donc tout autre cadre de vie en commun, en couple est complètement exclus par la sociĂ©tĂ©.

Dans les milieux traditionalistes profondĂ©ment rattachĂ©s Ă  la religion, les passifs sont consid\Ă©rĂ©s comme des personnes infĂ©rieures, immatures, et simples d’esprit .

Tandis que les actifs sont traitĂ©s de bestiaux et de pervers. Entre le rejet de la religion et celui de la sociĂ©tĂ© l’homosexuel arabe prĂ©fère rester dans le placard pour Ă©viter ce jugement pĂ©joratif et honteux, son destin est le mariage forcĂ© ou la solitude et la dĂ©prime et dans les cas limites le suicide.

Seules les personnes des sphères bien aisées de la société peuvent « affirmer » cette appartenance, mais ils restent cloîtrés dans leurs cercles privés.

Dans le cas des « Beurs », Français d’origine maghrĂ©bine gĂ©nĂ©ralement, Ă  ce rejet de la famille et des « semblables » se greffe le rejet de la sociĂ©tĂ© en tant qu’Ă©tranger !! » et le risque accroissant de la maladie.

L’homosexuel « Beur » se trouve ainsi sans « racines » ni « espoirs ». Ces derniers temps cette « CommunautĂ© a commencĂ© Ă  s’organiser pour sortir au jour et revendiquer leurs droits Ă  la reconnaissance. Mais si cet appel ne trouve pas d’Ă©chos chez les MaghrĂ©bins de France, ces homosexuels risquent de se claustrer dans un ghetto comme les autres communautĂ©s homosexuelles.

En conclusion, l’homosexualitĂ© a connu des pĂ©riodes moins stressantes que de nos jours. Les sociĂ©tĂ©s arabo-musulmanes n’ont pas cessĂ© d’accommoder l’application de la « Chariâ » Ă  leur train de vie et leurs aspirations .
L’Ă©mergence de temps en temps des courants fondamentalistes qui n’admettent pas ce contexte remet en cause cette Ă©volution. L’homosexualitĂ© n’Ă©chappe pas Ă  cette règle de balancement entre fermetĂ© et tolĂ©rance (nĂ©anmoins marginalisĂ©e). Elle a existĂ© et elle existera toujours. Mais il faut peut ĂŞtre attendre trĂ©s longtemps pour voir une reconnaissance franche des homosexuels dans les pays arabo-musulmans.

Pour replacer le dĂ©bat dans un autre contexte, il faut je pense bien considĂ©rer que les religions – Islam ou christianisme – dĂ©finissent des normes qui visent Ă  conduire l’individu Ă  la saintetĂ©. Si tous le hommes – voire simplement tous les musulmans ou tous les chrĂ©tiens – Ă©taient des saints, on l’aurait remarquĂ© depuis longtemps et l’humanitĂ© n’en serait pas oĂą elle en est!!!
Le respect des interdits charnels n’est donc qu’un des aspects de la recherche de la saintetĂ©, il est loin d’ĂŞtre le seul et il n’est probablement pas le plus important. Le propre des pĂ©chĂ©s liĂ©s Ă  cet aspect des choses c’est qu’ils sont mesurables et dĂ©nombrables alors que tel n’est pas le cas des recommandations en matière d’amour de son prochain, de charitĂ© , voire de simple respect du bien d’autrui, tous domaines oĂą on trouve aisĂ©ment des arrangements avec sa conscience!!

On me permettra de penser que l’exploitation de la misère des hommes – mĂŞme conjuguĂ©e avec l’assistance Ă  la messe ou le respect de la charia – est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s’aimer en toute libertĂ© entre eux.

(http://beurgay.free.fr/islam.htm)

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Quelques liens pour mieux comprendre …

http://fr.wikipedia.org/wiki/Homosexualit%C3%A9_dans_l’islam

Lire aussi l’article sur la Bible de JĂ©rusalem