UN AMOUR A TAIRE

amour_taire de Christian FAURE – France 2 Vidéo –

avec Jérémie Renier, Michel Jonasz, Charlotte De Turkheim, Bruno Todeschini, Louise Monot, Nicolas Gob

Sara, Jean et Philippe ont entre vingt et trente ans en ce printemps 1942. Elle est juive. Ils sont homosexuels… En cette période d’Occupation où toutes les règles sont abolies, ils sont tous les trois habités par le même désir impérieux : survivre. Survivre malgré leur « différence », survivre parce qu’à leur âge on ne peut ni renoncer ni s’arrêter… jusqu’au jour où Jean, accusé à tort d’être l’amant d’un officier de la Wehrmacht, est déporté par les nazis. C’est le début de sa descente aux enfers sous le signe du Triangle Rose…

FRANCE 2 a diffusé le lundi 7 mars 2005 à 20h55 le téléfilm « Un amour à taire » : La première fiction sur la déportation homosexuelle primée à 5 reprises au festival de Luchon. C’est un des seuls films à l’heure actuelle sur la déportation homosexuelle durant la Seconde Guerre mondiale. Les producteurs se sont d’ailleurs inspirés du livre de Pierre Seel Moi, Pierre Seel, déporté homosexuel (Calmann-Lévy, 1994)[1]. Il réalise ce film en hommage à Pierre Seel, déporté homosexuel décédé en 2005.

un_amour_a_taire2Le film a été une vraie révélation pour un très grand nombre de téléspectateurs. La chaîne a réussi un grand coup car elle à talonné TF1 dans son score audimat ! un-amour-a-taire-3Ainsi, France 2 a fait un score d’audience tout à fait réussi avec Un amour à taire, le téléfilm diffusé lundi 7 mars. France 2 s’est placé en deuxième position des audiences de la soirée avec 5.931.000 téléspectateurs derrière TF1 et ses 8.357.000 téléspectateurs. Le pari de l’audace et de la qualité paye une seconde fois (France 2 avait déjà réussi ce genre de coup avec la diffusion du téléfilm « Juste une question d’amour » : 6,3 millions de téléspectateurs ont vu « Juste une question d’amour » le soir de sa diffusion soit 28,6 % de part de marché.).  L’homosexualité à la télé, dans des téléfilms de qualité, sur le service public paie, il semblerait ! Dommage que France 2 soit la seule à oser ce type de pari…

un-amour-a-taire« Un amour à taire » est un film de plus sur la Seconde Guerre mondiale et ses horreurs. Pourtant, à l’heure où l’on célèbre le 60 e anniversaire de la libération des camps et où rouvre à Paris le Mémorial de la Shoah, « Un amour à taire » est un film singulier. Celui-ci aborde en effet une déportation oubliée, voire occultée : celle des homosexuels.

Sarah (Louise Monot) est une jeune juive dont la famille, trahie par un faux passeur, a été décimée. La jeune fille trouvera refuge chez Jean (Jérémie Rénier), qui travaille dans la blanchisserie de ses parents. Amoureux de Philippe, un jeune résistant, Jean, interprété par Bruno Todeschini, viendra au secours de Sarah, amie d’enfance et ancien amour d’adolescence, dans une ville où toutes les règles sont abolies, et où seules la méfiance et la peur dictent les conduites. Se créant un îlot d’insouciance chez Philippe, le trio semble flotter hors du monde, désireux de vivre autre chose qu’une guerre qu’ils n’ont pas voulue. Un jour, accusé à tort d’être l’amant d’un officier de la Wehrmacht, Jean est déporté avec, comme marque de son infamie, le triangle rose réservé aux homosexuels. Débute alors une descente aux enfers qui ne laissera personne indemne.

un_amour_a_taireLa déportation des homosexuels est un épisode peu connu dans la lourde histoire de la Seconde Guerre ; et c’est pour réparer cet oubli que les scénaristes, Pascal Fontanille et Samantha Mazeras, ont décidé d’en faire le sujet d’une fiction. Perrine Fontaine, fière de porter ce projet pour France 2, explique : « La fiction peut aussi apprendre et être ludique » ; et parle d’un « film-événement, devoir de mémoire incontournable » que le service public se fait un honneur de présenter. Le choix du téléfilm, lui, s’est fait naturellement, les scénaristes et le réalisateur, Christian Faure, souhaitant donner à voir au plus grand nombre cette fiction historique. Portée par l’extrême justesse des acteurs, celle-ci exprime avec pudeur la relation homosexuelle, comme une histoire d’amour comparable à toute autre, car « dans «Un amour à taire», ce qui pose problème, ce sont les autres et leur vision de l’homosexualité », explique François Aramburu, producteur.

En France, il faudra attendre 1982 et François Mitterrand pour que l’homosexualité soit dépénalisée, et le début du XXIe siècle pour que les homosexuels soient reconnus comme victimes de la déportation. Une lente reconnaissance, qui trouve son écho dans ce film poignant. Pour en savoir + cliquez sur l’image ci-dessus. C’est un document de France 2 au format PDF. Ce téléfilm est désormais disponible en DvD

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