• Aimer …

    Aimer … Pourquoi ce mot est-il toujours accompagné de souffrance ? Aimer quand on a dépassé la cinquantaine c’est se fourrer dans de sales draps. Pourquoi, à plus de cinquante ans, ce sentiment est-il capable du meilleur comme du pire ? Il ne suffit pas d’aimer quelqu’un pour être aux anges. Aimer, c’est s’ouvrir aux coups bas de la vie. Aimer, c’est s’exposer aux pires blessures. Aimer, c’est choisir de voir son âme, son cœur et sa vie mourir un peu. On ne choisit pas d’aimer quelqu’un, pas plus qu’on ne choisit pas de ne plus l’aimer. Ça vous tombe dessus sans que vous n’y prêtiez attention. L’amour ne sert…

  • LE MARIAGE GAY : a-t’il du sens aujourd’hui ?

    2013. Le débat sur le mariage gay fait rage en France. Les propos des opposants sont féroces. Parfois ils frisent l’odieux, l’inacceptable. Ces gens font preuves d’une telle intolérance qu’on se demande parfois ce qui les rattache au genre humain. Sont-ils capable d’aimer leur prochain ? Leur monde égocentrique est tellement fermé qu’ils sont incapable de voir l’humanité dans toute sa diversité faite de couleurs de peaux, de grand de petits, de blonds de brun de roux, de valides d’invalides, les maigres d’obèses, d’hétérosexuels de bisexuels d’homosexuels, d’intellectuels de manuels, d’égoïstes de bon Samaritains, d’individualiste de bénévoles associatifs, etc … Le monde est ce qu’il est et vouloir le réduire…

  • ALEXIS ou le traité du vain combat. suivi de Le coup de grâce de Marguerite YOURCENAR

    Marguerite YOURCENAR : « ALEXIS ou le traité du vain combat. » suivi de « Le coup de grâce » – Chez Folio. « Je subis les obsessions du suicide, j’en subis d’autres, plus abominables. Je ne voyais plus, dans les plus humbles objets de la vie journalière, que l’instrument d’une destruction possible. J’avais peur des étoffes, parce qu’on pouvait les nouer; des ciseaux, à cause de leurs pointes; surtout, des objets tranchants. J’étais tenté par ces formes brutales de la délivrance : je mettais une serrure entre ma démence et moi. Je devins dur. Je m’étais, jusqu’alors, abstenu de juger les autres; j’aurais fini par être, si j’en avais eu le pouvoir, aussi impitoyable…

  • Les Nuits Fauves de CYRIL COLLARD

    « Les Nuits Fauves »  de CYRIL COLLARD – J’ai lu. »…. Je ne supporte plus les larmes; ça me dégoute. Surtout les larmes des filles, convenues, attendues. Celles d’un garçon, à la rigueur, si elles sont paradoxales, peuvent encore m’émouvoir. Je raccroche. Laura me rappelle. Ses larmes sont là, mais retenues maintenant, presque ignorées. Elle dit : »C’est bien, comme cadeau d’anniversaire : plus de boulot, ma mère qui me fout à la porte, mon mec qu’est séropositif qui me le dit pas et qui m’a peut-être refilé cette saloperie. Putain, tu te rends compte que j’ai que dix huit ans ? je suis une gamine, t’as dix ans de plus que moi, mais…

  • LIEUX de DRAGUES de Bruno Proth

    LIEUX de DRAGUES de Bruno Proth aux éditions Octares   Bruno Proth est sociologue et chargé d’enseignement à l’université Paris Sud, Jean-Monnet et à l’université Paris VII, Denis Diderot.   Cet ouvrage est un complément plus « précis » sur la question des conditions de mises en oeuvre d’une prévention efficace sur les lieux de dragues. Pour ce faire, il faut dabord comprendre comment fonctionnent ces endroits, leurs codes (de langages, de comportements, …), leurs normes, et les gens qui fréquentent ces endroits. Un parcours ethnologique en milieu gay, bi et « hétérosexuel » en recherche de sensations est proposé ici au lecteur. Cet ouvrage s’essaie à rendre compte de la compréhension des inter-relations…

  • La vierge des tueurs de Fernando VALLEJO

    Fernando VALLEJO « La vierge des tueurs » – Le livre de poche. »… « Une passerelle surélevée pour piétons traversait l’autoroute. Je suis monté. En bas fonçaient les voitures déchaînées, conduites en dépit du bon sens par des sauvages qui croyaient être vivants alors que je savais que non. Là-haut volaient les charognards, les rois de Medallo, planant au-dessus de la ville dans le ciel limpide en grands cercles qui allaient se rétrécissant et se rapprochant chaque fois plus. C’est leur façon à eux d’atterrir, avec des délicatesses, des circonlocutions, sur ce qui leur appartient mais que l’homme stupide, ensevelisseur, veut leur enlever – pour le donner aux vers ! Moi je pense…

  • La confusion des sentiments de Stefan ZWEIG

    Stefan ZWEIG « La confusion des sentiments » Le livre de poche. Le vécu de ce prof de Philo, par bien des côtés, me rappelle tant quelqu’un que je ne connais que trop bien ! Merci à Jean G. d’avoir allumé une chandelle dans mon ombre intérieure. « J’ai de tout temps exécré l’adultère, non pas par esprit de mesquine moralité, par pruderie ou par vertu, non pas tant parce que c’est là un vol commis dans l’obscurité, l’appropriation du bien d’autrui, mais parce que presque toute femme, dans ces moments-là, trahit ce qu’il y a de plus secret chez son mari; chacune est une Dalila qui dérobe à celui qu’elle trompe son…

  • Le désir homosexuel de Guy Hocquenghem

    « Le désir homosexuel » de Guy Hocquenghem Editions Fayard (180 pages) Parmi d’autres ouvrages paru sur ce thème, Fayard réédite un « classique » sorti en 1972 : Guy Hocquenghem, jeune philosophe alors agé de 25 ans publiait ce livre retantissant qui s’inscrivait dans le sillage des émeutes de Stonewall, à New York en 1969 et de la naissance du mouvement (alors subversif) gay et lesbien. Près de trente ans après sa parution, ce livre a encore quelque chose à dire, surtout en province avec ce regain de la « paranoïa-homosexuelle » et de l’homophobie ! Aïe ! En voici un livre douloureux ! Douloureux mais plein d’espoir de vivre autre chose que ce que…

  • Maurice de E.M. FORSTER

    E.M. FORSTER « Maurice » Editions 10/18 Il avait toujours eu un esprit tourné vers les lettres, nourri de classiques, et les horreurs que la bible lui avait fait entrevoir, Platon les balaya. Jamais il n’oublirait son émotion à la première lecture du Phèdre. Son mal y était décrit d’un manière exquise et sereine comme une passion que nous pouvons, ainsi que n’importe qu’elle autre, orienter vers le bien ou vers le mal. Ce n’était pas pour autant une invite au dérèglement des moeurs. Il ne put tout d’abord croire à son bonheur. Il pensa qu’il devait y avoir un malentendu, et que Platon et lui ne parlait pas de la même…

  • LE LIVRE BLANC de Jean COCTEAU

    LE LIVRE BLANC Jean COCTEAU Livre de poche Blanc, non signé ! Publié à compte d’auteur par un parfait inconnu qui ne l’était bien sûr pas à l’époque mais qui dû se cacher sous l’anonymat pour publier ce livre. Homophobie quand tu nous tient ! Que ne doit-on pas faire pour s’exprimer librement! Combien de baillons, société hétéro nous as-tu mis pour ne pas nous entendre, pour ne pas nous voir, tant tu étais engoncée dans tes préjugés à la con ! Et aujourd’hui ? t’as pas l’air con hein ?!! Te voilà qui découvre que celui qui avait tant de talent comme cinéaste, comme peintre, comme écrivain, comme conteur,…