Parce que c’était lui de Roger Stéphane

roger_stephane_H&O_paux éditions H&O ;

Récit précédé d’une préface d’Olivier Delorme (La quatrième Rélévalion H&O) qui le replace dans la vie et l’oeuvre de Stéphane et suivi d’une postface d’un texte de Jean Le Bitoux qui lui rend un vibrant hommage.

Proche de Gide, Cocteau, Malraux, Mandès France ou De Gaulle, résistant, fondateur de l’Observateur (oui, la première version du nouvel Obs) et pionnier de la décolonisation, Roger Stéphane publie « Parce que c’était lui » en 1952 où il raconte sa relation plus qu’intime avec Jean-Jacques Rinieri, l’agonie et la mort des suites d’un accident de voiture, de cet amant dont il ne fera jamais son dueil. C’est la première fois que l’on peut lire ce texte sans le voir accolé à d’autres comme pour noyer le poisson (Hypocrisie ?), ce qui permettait aux précédents éditeurs de ne pas à ‘avoir à le mentionner dans le titre ! H&O édite, seul, ce récit afin de nous livrer un texte fort comme un hymne à l’amour et à l’affection que deux hommes peuvent se porter. Wouaouuuh ! Après la lecture de « Parce que c’était lui » je mesure tout le poids des mots écrits par Olivier Delorme dans sa préface. Roger Stéphane, qui, en 1994, à 75 ans, a décidé de quitter la vie (et ses amis), a réellement marqué son époque. « Parce que c’était lui » n’a rien de mélo mais ce livre contient tant d’amour que ce dernier colle encore, après toute ces années, à nos doigts comme si l’encre avec laquelle il est exprimé ne sèchera jamais.

amourPrenez le temps de lire la préface d’Olivier Delorme. A l’issue de cette lecture attentive, il m’a fallu faire une pose avant de poursuivre avec « Parce que c’était lui ». J’ai eu besoin de descendre mes deux étages pour aller boire un verre de thé glacé et me remettre mes idées en place. Delorme m’a un peu bouleversé surtout parce que nous avons un point commun : chacun un personnage que nous admirons tellement que nous sommes incapables de le leur dire, incapables de leur faire savoir que l’une de leurs oeuvres à été un tel choc pour nous que toute notre vie à venir en a été changée. Ils ne sauront jamais à quel point les mots qu’ils ont un jour couché sur le papier ont put modifier une trajectoire de vie. Pour Delorme ce fut Roger Stéphane, pour moi ce fut en 1998 avec la Gloire du Paria de Dominique Fernandez. Depuis, j’ai lu l’Etoile rose , etc … mais ce premier roman est là, quelque part dans ma tête, dans mon coeur, je l’emmène partout avec moi de cette manière. J’ai fais deux dessins (ci-contre et ci-dessous) pour illustrer des passages de ces deux derniers ouvrages (papier canson, encre aquarelles + pages de livre photocopiée) qui sont et resteront comme des tsunamis sur mes rivages interieurs. Ceci pour dire qu’en lisant Delorme je comprenais entre ses mots sa tristesse de n’avoir jamais pu dire à Stéphane toute l’admiration qu’il lui porte.

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Roger Stéphane « Parce que c’était lui » aux éditions H&O

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