L’étoile rose de Dominique FERNANDEZ

 etoile_roseL’étoile rose de Dominique FERNANDEZ – Le livre de poche –

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« Reconnais que les plus belles découvertes des peintres, les progrès dans la recherche luministe, l’élargissement toujours plus subtil, toujours plus sensuel, de la palette des couleurs, n’ont profité qu’à la femme et au culte de la femme. Rubens, Fragonard, Goya, Courbet (peintre des lesbiennes, Brigitte, Où est notre peintre à nous ?), Renoir, Matisse, Picasso. Avec Picasso, nous avons perdu les dernières chance de voir la jubilation charnelle admise au rang des possibilités masculines. Il pouvait tout se permettre Picasso, il a rompu sur presque tous les points avec la tradition, mais cette règle selon laquelle le signe distinctif de l’homme est interdit de peinture, il l’a rigoureusement observée. Pour un révolutionnaire, il a raté la seule révolution qui restait à faire. »
Dix heure du soir. Aucune nouvelle de toi. J’ai continuer ainsi longtemps, plus pour m’étourdir que pour la convaincre, exhalant en paroles amères le sentiment qui me rongeait. On n’avait jamais vu dans aucun tableau un homme dans sa gloire. Un homme nu, à moins d’être Saint Laurent sur son gril ou le Christ sur sa croix, était déjà suspect. Un homme nu et couché, impossible. Pour oser peindre, renversé et pamé dans un coin du « Radeau de la Méduse », le jeune matelot sans vêtement, Géricault avait dû en faire un cadavre. On tue ce qu’on aime, Oscar Wilde l’avait bien dit, si forte est la répression qui pousse chacun à nous condamner lui-même son amour.
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Mais si pour suivre tes copains, parce que tu constates qu’au cinéma, à la télé, dans les B.D., une histoire d’amour est toujours une histoire entre un homme et une femme, ou parce que je n’ai pas suffisamment contrebalancé, par une éducation objective, l’exemple que je te donne chaque jour involontairement en aimant ta mère, en étant aimé d’elle, alors je te demande de faire attention et de ne pas te préparer une vie bien plus malheureuse que si tu suivais ton véritable goût.
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Plus l’image qu’on se fait de nous est caricaturale, plus on est prêt à reconnaître de la dignité à ceux qui ne reculent devant aucun sacrifice pour préserver bien haut l’idéal masculin. »

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Dominique Fernandez est un de mes auteurs préférés. Je me retrouvais dans bon nombre de ses lignes ; Je suis sorti de mon placard avec ses romans dans mes poches de veston. Ils m’accompagnaient partout où j’allais.  Vous l’aurez compris, j’ai un sérieux faible pour Dominique Fernandez… Ses romans m’ont même inspiré les deux grandes acquarelles  ci dessous :

 

amour

Intitulée « I’m Fag » cette aquarelle représente ma vie dans le placard, sombre, bléssée, meutrie… On peut y lire un extrait d’un roman de Dominique…

je_taime

Intitulée « Amour » celle-ci représente ma sortie de placard, ouverture vers la lumière, vers l’espoir, vers la vie ! On peut y lire deux extraits d’un roman de Dominique…

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