FURYO (Merry Christmas Mr Lawrence)

furyoUn film de Nagisa OSHIMA

avec Ryuichi Sakamoto, Tom Conti & David Bowie

Durée : 2h 2min. Année de production : 1982

En 1942, quelque part à Java, plusieurs centaines de soldats anglais sont détenus dans des conditions très dures à l’intérieur d’un camps japonais dont le responsable est le capitaine Yonoï (Ryuichi Sakamoto). Ce dernier, tyranique, est détesté par ses subalternes. La tension est au comble avec l’arrivée d’un nouvel officier anglais, Jack Celliers (David Bowie).

Yonoï tombe amoureux de Jack mais refuse ce sentiment et doit le cacher à tous et surtout à lui même. Jack, refusant de se soumettre, rendra coup pour coup à ses geôliers…

Voici un film qui traite de l’affrontement entre deux mondes, deux cultures, et deux hommes que tout sépare… mais aussi de l’Amour qui perdure au-delà de la mort…  Une histoire d’hommes, d’amitié virile (il n’y a aucun élément féminin) sublimée par la fascination des deux héros et la découverte de deux cultures.

furyo-3David Bowie dresse un portrait inattendu d’officier franc-tireur, volontairement incarcéré et aux prises avec sa hargne, sa fougue et ses contradictions.

Face à lui, Ryuichi Sakamoto en superbe officier nippon, figure maquillée des ornements guerriers, frondeur et téméraire dans la tradition samouraï, prêt au sacrifice final pour la survie de l’armée. Le capitaine Yonoï, ange exterminateur sorti tout droit de l’œuvre de Mishima, abuse et profite de sa position pour l’accomplissement d’une lente et cruelle dualité sado-masochiste.

Oshima aborde aussi le tabou de l’homosexualité dans un film de guerre. Mis à part la première scène du film où l’on apprend la sodomisation d’un prisonnier hollandais, l’homosexualité est montrée à travers son expression « spirituelle » et verbale.

L’univers carcéral en temps de guerre avait déjà suscité de nombreux longs-métrages (Le pont de la rivière Kwaï). Nagisa Oshima, après avoir lu, « The Seed and The Sower » de Sir Laurens Van der Post (1963), a décidé d’en faire un film et en a réussi une superbe adaptation.

Un film à voir si on n’est pas allergique à Bowie et au cinéma japonais (les autres ne seront pas déçus) mais aussi à écouter pour la B.O. dont l’un des thèmes musicaux est devenu un standard !

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