FLESH – TRASH – HEAT – La trilogie de Paul Maurissey

morrissey_trilogyFLESH – TRASH – HEAT – La trilogie de Paul Maurissey – Edition Coffret collector !

3 films de l’un des plus gay et underground des cinéastes américains. Attention ! Faut vraiment aimer les films d’Art et d’Essai pour se coltiner ces 3 films ! Vous voici prévenus….

fleshFLESH – 1968- 86 minutes – Mis en images, monté et réalisé par Paul Maurissey – Un film de Paul Morrissey, avec Joe Dallessandro (acteur fétiche de Paul Maurissey), Geraldine Smith, Jackie Curtis, Candy Darling.

Candy Darling (Drag Queen Candy) était contactée par Warhol pour tenir un rôle dans Flesh, lequel fut assez convaincant pour lui permettre de prétendre à une participation plus importante dans Women in Revolt, le dernier film auquel Warhol participera en personne en tant que cadreur, pour la seule et unique raison que Jackie (aussi présente dans le film) ne supportait pas que Paul Morrissey soit derrière la caméra.

L’histoire : New-York, vingt-quatre heures de la vie de Joe, qui se prostitue pour subvenir à ses besoins, à ceux de son enfant, et de sa femme Geraldine, qu’il partage avec une autre femme, Patti.  A New York, en 1968. La journée ordinaire de Joe : un itinéraire marginal d’un prostitué italien bisexuel de 18 ans marié et père de famille. Joe croise lesbiennes rivales, transsexuelles intéressées et amis-clients possessifs afin, éventuellement, de ramener 200$ qui devront servir à financer l’avortement de la meilleure amie de sa femme. Mais il les croise aussi parce que, tout bonnement, il les aime. Une certaine conception de la pureté…

trashTRASH – 1970 – 105 minutes – Mis en images, monté et réalisé par Paul Maurissey – avec Joe Dallesandro, Holly Woodlawn, Jane Forth, Andrea feldman.

L’histoire : Dans la même ville (NYC), deux ans plus tard, Joe, un junkie, et Holly, sa copine, vivent dans un sous-sol bourré d’objets que Holly ramasse dans les rues, comme les êtres qui partagent leurs vies.  Joe est donc devenu drogué à l’héroïne, voleur et impuissant. Il a abandonné la prostitution mais est toujours en butte aux désirs fantasques des unes et des autres. La société qui l’entoure est un peu sur la même pente que lui. Ses problèmes d’argent se seraient plutôt aggravés depuis le film précédent. À une petite différence près : Joe est ailleurs. Sa maîtresse transsexuelle a l’idée, à la suite d’une scène de ménage provoquée par sa sœur, d’un subterfuge pour bénéficier de l’aide sociale. Constat réaliste ou exaltation de l’ascèse ? Le film central de la trilogie.

 

heatHEAT – 1975 – 96 minutes -Mis en images, monté et réalisé par Paul Maurissey – avec Joe Dallesandro, Sylvia Miles, Andrea Feldman, Pat Ast –

L’histoire :  HEAT met en scène une galerie de marginaux autour de la piscine du Tropicana Motel, à Hollywood. Joe Davies a tâté de la télé et de la chanson mais le service militaire a ralenti sa carrière… Joey Davis, ex-star d’une série western télévisée, cherche à refaire surface comme chanteur de rock. Attendant un hypothétique contrat avec son agent à L.A., il élit domicile dans un motel d’artistes en Californie : la lumière est plus dorée que celle de la côte Est mais les chairs et les âmes ne sont pas moins tourmentées et avides. Joe rencontre Jessie, la fille droguée bisexuelle de Sally Todd, actrice célèbre et riche mais en perte de vitesse. C’est là qu’il rencontre une actrice vieillissante, qui propose de l’héberge dans sa grande villa… Jessie le présente à sa mère, Sally Todd, dont il devient l’ amant. Un  » Sunset Boulevard  » underground aux accents acides.

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