Convertie de Marie d’Auzon

Convertie_auzonQue fait donc ce livre sur un site GAY et LESBIEN ? Et bien ce livre parle de l’intolérence, des méfaits de l’extrêmisme, de l’obscurentisme, du fanatisme ! Ces plaies, nous les connaissons bien nous, les gays, les lesbiennes, les transsexuelles ! Nous le vivons, les subissons ! Mais ce livre parle aussi d’espoir et pour certains d’entre nous, l’espoir est une denrée rare que GAY GRAFFITI se doit d’offrir chaque fois qu’il le peut.

« Cette aventure est l’histoire d’un instant d’égarement qui a duré huit ans. À vingt ans, après une vraie période de désespoir, j’ai décidé de changer radicalement, et je me suis convertie à l’islam. C’était un élan de foi sincère, je pensais avoir trouvé la bonne voie, celle qui me permettrait de devenir quelqu’un de bien. J’ai demandé à des musulmans de mon quartier, ceux qu’on ne pouvait pas rater parce qu’ils portaient de longues barbes, de me convertir. Trois semaines se sont écoulées et j’ai été mariée avec un homme que j’avais vu trois fois. J’ai commencé ma vie d’épouse musulmane, j’ai arrêté mes études. »

Dans son livre « Convertie », Marie d’Auzon livre le témoignage de sa conversion à l’Islam. « Un instant d’égarement qui a duré huit ans », une plongée dans l’extrémisme raconté par une jeune femme âgée aujourd’hui de trente ans. Matthieu Aron l’a rencontrée…

Marie d’Auzon vient d’une famille plutôt bourgeoise. Etudiante en prépa littéraire, ses parents divorcent et elle subit des viols, elle perd pied. « Quand j’avais 20 ans, après une vraie période de désespoir, j’ai décidé de changer radicalement, et je me suis convertie à l’islam. C’était un élan de foi sincère, je pensais avoir trouvé la bonne voie, celle qui me permettrait de devenir quelqu’un de bien ». Tout s’enchaîne alors très vite, le mariage avec un homme qu’elle connaît à peine. « J’ai commencé ma vie d’épouse musulmane, j’ai arrêté mes études ». Puis le départ pour le Sénégal, trois enfants et « l’impression d’avoir passé sept ans et demi dans le coma ».

A son retour en France, Marie découvre le regard de certains Français sur son voile. Parfois les insultes fusent. Marie ne supporte pas ce poids et abandonne sa burka puis son voile. Elle ne renie pas cette religion qu’elle ne pratique plus, mais décide de divorcer et de reprendre ses études.

En France « ils seraient plus de 60 000 à avoir adopté l’islam. Par amour, quête d’identité ou militantisme. Parmi eux, beaucoup de jeunes des cités, souvent tiraillés entre radicalisme et modernité. Des estimations puisque, contrairement au christianisme, et plus encore au judaïsme, l’entrée dans l’islam ne nécessite aucune préparation spirituelle. Le postulant n’a qu’à prononcer la formule consacrée, la shahada : « il n’y a de Dieu que Dieu, et Mohammed est son prophète »*. Les renseignements généraux ont planché sur le sujet. « Jeune blanc des banlieues sous influence, personne fragile, révolté à la recherche d’une cause : il n’existe pas de profil type du converti. Dans 37% des cas étudiés, l’environnement social et les fréquentations sont à l’origine de l’apprentissage de l’islam ».**
sur France INFO ; l’ITW à y écouter  : Enquête et reportage : Matthieu Aron

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