Comment je n’ai pas eu le Goncourt – Olivier DELORME

delorme_pas_eu_le_goncourtComment je n’ai pas eu le Goncourt – Olivier DELORME aux éditions H&O

Depuis qu’Olivier Delorme a trahi H&O pour passer chez le grand éditeur parisien Braisaillon, sa carrière a pris une nouvelle dimension. « R.A.Z. », son dernier roman, caracole en tête des ventes. Il figure même dans la liste des candidats au Goncourt…
Cependant, tandis qu’il entame la tournée des salons du livre de province, son concurrent le plus sérieux, Flavien Regbeyzel — célèbre auteur de « L’Obsession du médiocre » et de « Roman sous GHB » —, est retrouvé assassiné. Puis c’est au tour de Marie-Monique Sénéchal, également bien placée dans la course avec son inoubliable « Salamandre de Carinthie », de se faire trucider…
Un autre fait troublant achève de jeter la confusion dans la vie de l’auteur : un mystérieux lecteur lui écrit que « R.A.Z. » est entièrement calqué sur sa propre vie !

Avec « Comment je n’ai pas eu le Goncourt », Olivier Delorme brosse un tableau féroce et drôle du milieu littéraire, ses fausses gloires et ses vraies intrigues, tout en nous embarquant pour un tour de France des salons du livre transformé, cette année-là, en un allègre jeu de massacre.

Critiques :

La mienne d’abord – Jean-Gabriel : Décidément Olivier nous surprendra toujours ! Après sa « 4ème révélation » puis son « Or pour Alexandre », le voici qui nous prive de Goncourt 2010 ! Sérieux .. Vous imaginez le monde littéraire sans prix Goncourt ? Pire ! Imaginez-vous tous ces lecteurs, qui, sans prix Fémina, et autres Goncourt à la con, ne sauraient plus quoi lire, abandonnés à eux-mêmes devant les étales des libraires ? Mince ! La vie semblerait s’arrêter pour tous ces gens-là sans qui un « Lu pour Vous » ou un « Vu à la télé » (sur TF1 de préférence)  inexistant revient à dire qu’il n’y a désormais plus rien à lire en ce bas monde ! Mon dieu .. que de trajets mornes en métros à se regarder dans le blanc des yeux ou à dormir en attendant notre prochain arrêt !! Qu’ils se rassurent : Il existe des tonnes de bons bouquins, romans, nouvelles et j’en passe, édités chez de très bons éditeurs (Publibook, l’Harmathan, H&O, Grancher, les éditions de la Francophonies…) mais encore faudrait-ils qu’ils se donnent la peine d’aller y voir de près … Idem pour les directeurs artistiques des Grrrandes maisons d’ééééditions qui n’ont que le titre (Directeur artistiques bien sûr) mais qui oublient même jusqu’à la signification ainsi que le contenu de leurs fiches de fonctions quand ce n’est pas la mission qui leur est imposée : découvrir de nouveaux talents pour les faire ensuite découvrir aux lecteurs. Vous savez quoi , on retrouve malheureusement les mêmes chez les Majors musicales (Warner, Sony, Universal…). On nous vends du tout-venant, du nivelé par le bas ceci afin d’être sûr des ventes et du retour sur investissement … Et Si ce qu’on vend, c’est de la merde ? On s’en fout ! Ce qui compte, c’est le pognon qu’on se fera ! Plus aucune prise de risque ! Et le télé ? Tout pareil..  Messieurs, étonnez-vous de voir vos taux d’audiance chuter au profit de l’Internet ! Etnoonez-vous aussi de nous voir télécharger (illégalement ?) ce que vous n’êtes plus capables de nous proposer ….  Quand à ce qui se passe côté littérature, qui leur dira qu’un roman, même s’il met en scène deux pédés, peut intéresser tout le monde y compris les ménagère de moins de cinquante ans qui, décidément, sont quand même moins connes et bien plus ouvertes sur le monde qui les entoure que veulent bien le penser ces c.. de directeurs artistiques ! Et qui plus est comme le fait si bien remarquer Olivier Delorme, qui leur fera remarquer que les Ôteurs de romans pédés sont tout aussi bons que nos amis Ôteurs américains (Note de JG : décidément snobisme de merde quand tu nous tiens ..). Olivier nous propose une sévère critique du monde (pourri) littéraire ainsi que celui des journalistes (soi-disant littéraire mais qui n’ont pour une grande majorité d’entre-eux jamais lu une pages des livres qu’ils se permettent de critiquer sur les TV et autres radios !) et tout ceci avec en filigrane, une intrique Goncourtienno-policière. Olivier Delorme avec cet humour qu’on lui connait, égratigne sans aucune méchanceté ce monde qu’il connaît bien puisqu’il collabore étroitement à la vie des éditions H&O. Parfois, même si on l’en sait incapable, on aimerait le voir plus corrosif à l’instar de Stéphane Guillon, mais ce n’est pas sa cup of tea. Olivier lui préfère les paysages et les senteurs de son île grecque et c’est très bien ainsi. C’est bien connu, les pédés sont des gens gentils. C’est toujours un extrême plaisir de lire cet Ôteur, enfin, pour mon compte même si je prends pour moi le passage des « couilles » de Gide … AAAh faute de frappe, quand tu nous tiens …

France Info – Philippe Vallet – 2 novembre 2009 : Le Goncourt est toujours est au cœur de la vie littéraire. Il fait rêver et peut provoquer des drames. Dans « Comment je n’ai pas eu le Goncourt », l’historien et écrivain Olivier Delorme met en scène un auteur, lui, qui est sélectionné pour le Goncourt tandis que ses concurrents sont assassinés les uns après les autres. Un tableau féroce du milieu littéraire et un roman policier de circonstances.

 

olivier_delorme2L’Ôteur : Archéologue de formation, Olivier Delorme a travaillé au Louvre et enseigne l’histoire contemporaine à Sciences po. Il a déjà publié Les Ombres du levant (Critérion, 1996), Le Plongeon (H&O, 2002 ; H&O poche 2008) et Le Château du silence (H&O, 2003). Après La Quatrième Révélation (H&O, 2005), « thriller total et provocant qui doit autant à James Ellroy qu’à Alexandre Dumas » (Les Échos), L’Or d’Alexandre, son dernier opus, nous entraîne dans une intrigue où l’émotion et l’ironie se mêlent pour construire un suspense aux ramifications politiques bien actuelles. Retrouvez-le sur son site : www.olivier-delorme.com

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