• La confusion des sentiments de Stefan ZWEIG

    Stefan ZWEIG « La confusion des sentiments » Le livre de poche. Le vécu de ce prof de Philo, par bien des côtés, me rappelle tant quelqu’un que je ne connais que trop bien ! Merci à Jean G. d’avoir allumé une chandelle dans mon ombre intérieure. « J’ai de tout temps exécré l’adultère, non pas par esprit de mesquine moralité, par pruderie ou par vertu, non pas tant parce que c’est là un vol commis dans l’obscurité, l’appropriation du bien d’autrui, mais parce que presque toute femme, dans ces moments-là, trahit ce qu’il y a de plus secret chez son mari; chacune est une Dalila qui dérobe à celui qu’elle trompe son…

  • Maurice de E.M. FORSTER

    E.M. FORSTER « Maurice » Editions 10/18 Il avait toujours eu un esprit tourné vers les lettres, nourri de classiques, et les horreurs que la bible lui avait fait entrevoir, Platon les balaya. Jamais il n’oublirait son émotion à la première lecture du Phèdre. Son mal y était décrit d’un manière exquise et sereine comme une passion que nous pouvons, ainsi que n’importe qu’elle autre, orienter vers le bien ou vers le mal. Ce n’était pas pour autant une invite au dérèglement des moeurs. Il ne put tout d’abord croire à son bonheur. Il pensa qu’il devait y avoir un malentendu, et que Platon et lui ne parlait pas de la même…

  • Un ruban noir – Vincent Borel

    « Un ruban noir » de Vincent Borel – (Édition Babel) : voilà un bouquin plein de qualités !! Son sujet : le portrait d’un homo et de ses amis proches. Ce qui fait son intérêt, c’est ce qui entoure l’ensemble : les descriptions des lieux et des ambiances, majoritairement fortes en couleurs et en décibels électroniques. On y lit aussi une déclinaison de toutes les méthodes « naturelles » mises en œuvre par un pseudo « doc » pour contrer les ravages du SIDA dont est atteint l’un des personnages. Ce qui est frappant, c’est le style de Vincent Borel. C’est une écriture précise, rapide, vive (vivante ?), rythmée, tout aussi saccadée que la musique…