CAS DE FIGURES de Didier Mansuy

À coup sûr, Didier Mansuy – en attaquant le « dépaysement oriental » dans lequel ses nouvelles baignent – s’est souvenu des vers de Baudelaire : « Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent pour partir : de leur fatalité jamais ils ne s’écartent ». Qu’il se trouve en Égypte, en Inde, en Italie ou au Kurdistan, Mansuy, humant l’aventure, en passionné de la nature humaine, n’oublie ni sa perspicacité, ni son don d’analyse auxquels se mêle souvent une troublante dimension fantastique.

Dans ces Cas de Figures sont privilégiés autant le suspense que le caractère des personnages ; les portraits sont décapants : voyez ceux de Son Jumeau, d’Odette, de Métropolis, de J’ai honte, etc. Drôlerie, humour, circonstances picaresques ponctuent le recueil ; et si « toujours l’inattendu arrive », les surprises qu’il nous ménage gardent sans cesse un lien avec la fatalité mystérieuse qui articule souvent nos vies.

Didier Mansuy nous livre ici ce recueil de nouvelles dôles, parfois incisives, quelques fois corrosives au point que certaines des pages dégoulinent d’acide risquant bien de brûler les doigts de certains ses lecteurs. En effet, le miroir que nous tend Didier Mansuy n’est pas toujours tendre avec certains de nos congénères en vacances. Mais qu’importe !?? Si Didier Mansuy risque bien de ne pas se faire que des amis parmi ses lecteurs, ce dernier fait fi de tout ça. Avec son écriture au scalpel il nous renvoie habillement et parfois avec un humour cynique, une image de nos travers touristiques. J’aime bien. Avec d’autres de ses nouvelles on prend des leçons d’humilité. Avec d’autres c’est la tendresse qui nous enveloppe. Comme avec ses autres ouvrages ( « Le linceul de pourpre de Marcel Jouhandeau » mis à part) on passe un moment léger (CAS DE FIGURES se lit vite) non sans nous donner quelques occasions, ici ou là, de nous adonner à la réflexion… Une fois de plus, j’aime.

Didier Mansuy a publié « Pas comme je l’imaginais » en 2001, « La tentation d’Ibiza » en 2004, « Biographie d’une Douleur » en 2007. En 2009, il a publié, chez Orizons, une somme de 650 pages, « Le linceul de pourpre de Marcel Jouhandeau ». Il prépare un nouveau roman : « Les porteurs de feu ».

Lien vers le site de Didier Mansuy ; Liens vers les édition Orizons ; lien vers les éditions Publibook

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