La Rage et l’aurore

rage_et_aurore_jacques_vincenotRoman de Jacques Vincenot aux Editions de la Cerisaie

Le roman est didié à Sohane, brûlée vive dans un local à poubelle, en banlieue parisienne, le 4 octobre 2002

Raïssa, jeune Kabyle des banlieues refuse la loi dictée par son père et ses frères. Elle va se battre pour conquérir sa liberté. Sa rencontre avec Raphaël, professeur de philosophie, joueur de poker et amoureux de la mer, lui permet de rencontrer l’amour.

Le mot de l’auteur : “Enseigner c’est allumer un incendie”, nous dit Montaigne. C’est participer petitement à entretenir le feu de l’Humanité, celui qui éclaire et donc celui qui réchauffe.
Pourtant ne sont pas loin les marécages nauséabonds enfouis dans l’Homme qui permettent qu’on brûle vivante une Sohane. Je repense à N. (élève de banlieue à qui j’avais fait lire mon manuscrit) qui m’a simplement dit : « La réalité est bien pire ». Son regard triste. Son courage à réussir. Il y a chez beaucoup de jeunes une volonté silencieuse et grave de trouver leur place dans une société qui la leur refuse. Ce roman les porte et leur rend hommage.
Je repense aussi à ces travailleurs immigrés rencontrés dans le centre d’alphabétisation que j’ai animé pendant quelques années : ils venaient d’une autre planète et nous étions pourtant si proches. Ce roman les contient en creux, avec respect.

Parce que les Droits de l’Homme sont aussi ceux des femmes et que pour l’instant l’humanité marche sur un pied, maximum un pied et demi.
Parce qu’il y a des histoires belles, et j’avais envie d’en raconter une.
Parce que les oppositions de races, de religions, de sexes ou de milieux m’emmerdent.
Parce que je trouve normal qu’un mec puisse aborder le thème féministe.
Parce que Dieu créa l’Homme homme et femme, et que j’ai eu l’impression, en faisant ce roman, de m’appeler Raïssa et Raphaël. »

jaquesvincenotBiographie : Jacques Vincenot enseigne la littérature et vit en banlieue parisienne. Parfois mal à l’aise avec la conception française de la profession, il aime son métier pour l’humour dont font preuve ses étudiants. Pour la rassurante évidence avec laquelle ils se côtoient dans un quotidien où les différences de races, de religion, de politique ne sont pas vécues comme obligatoirement des fossés. Parce que si tout n’est pas idyllique, le vieux combat des Lumières semble tout de même porter ses fruits. Il est également pianiste, marathonien et a mis en scène une dizaine de pièces de théâtre. La Rage et l’aurore est son premier roman.

Le combat contre l’insoumission ? Plus profond que ça encore ! Un roman sur l’espoir, la tolérence, la solidarité, la liberté … Ce roman fait partie de ceux qu’on oublie pas tant il est abouti et marquant…

Jacques Vincenot : « Je dédie ce livre à Sohane, brûlée vive dans un local à poubelles en banlieue parisienne, le 4 octobre 2002. »

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